
Le feedback, on en parle souvent comme outil de reformulation, en évaluation, en points de progrès… Mais qu’est-ce qui fait qu’une organisation, et qu’une équipe de soignants a fortiori, développe réellement une culture du feedback ?
Une définition : Un environnement où l’information circule naturellement pour que chacun puisse ajuster sa contribution et où les échanges nourrissent l’intelligence collective.
Dans cette organisation modèle, le retour y est aussi apprenant que le discours (descendant, vous l’aurez compris) :
– Les retours sont des ressources, pas des jugements
– Chacun peut exprimer ce qui facilite ou freine son travail
– L’amélioration devient un réflexe partagé
– Les ajustements se font en temps réel, pas en fin d’année
Une approche où l’on reconnaît à juste titre cette traduction littérale du feedback : nourrir en retour. Une amélioration continue qui naît de l’interaction, de la confrontation, de la co-construction dans nos moments choisis : nos réunions de briefing, de transmissions, les entretiens individuels, les ateliers d’analyses de pratiques, les échanges avec nos partenaires, le retour des patients, de leurs familles…
Dans ma pratique, le feedback est une discipline exigeante. Elle donne le cadre à la façon dont je vais aborder ma relation à l’autre. J’ai vécu son apprentissage avec beaucoup de force car elle est l’essence même de cette posture de coach qui m’est si facilitante et si aidante.
En accompagnement d’équipes soignantes, rien n’est aussi puissant que la réunion de collectifs et la libération de la parole de chacun dans ces collectifs pour retrouver du sens, de la cohésion et un élan pour de nouveaux possibles. Mon rôle de coach est de faciliter la production de ces feedbacks et la façon dont ils seront accueillis puis travaillés.
En quoi c’est essentiel ? Une vraie culture du feedback libère l’énergie créatrice de chacun, renforce naturellement la cohésion d’équipe et permet de cheminer vers un fonctionnement idéal où chacun se sent écouté.
Dans votre quotidien, le feedback est-il déjà une ressource ?
